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Traction animale
L’importance
de la traction animale dans le monde
La première utilisation de l’énergie animale
remonte à quelque quatre mille ans avant J.C. Au cours
des six mille ans qui ont suivi, ce sont 21 espèces d’animaux
domestiques qui ont servi à tirer des matériels
agricoles, des véhicules de transport de biens et de personnes,
de blocs de bois et pour porter des charges, pour la monture et
pour utilisation avec une selle. Certains de ces animaux sont
utilisés pour fournir l’énergie nécessaire
dans des situations exceptionnelles comme par exemple le transport
de blocs dans la forêt ou l’utilisation de yack et
de lamas pour transporter des charges à des altitudes supérieures
à 4.000 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Le nombre d’animaux de trait utilisés,
en particulier dans les pays en développement, est estimé
à plus de 400 millions. Sur ce nombre, 300 millions sont
des bovidés, 80 millions appartiennent à la famille
des équidés et le reste est tiré de l’ensemble
des autres types d’animaux utilisés pour la traction.
50 % des terres cultivées le sont à l’aide
de ces animaux qui permettent aussi de tirer 25 millions de véhicules
(Rawaswamy, 1985). Sur l’ensemble de l’énergie
dont a besoin la production agricole, 65,5 % sont fournis par
l'homme, 27,3 % par les animaux et 7,16 % seulement par des tracteurs
(Holmes, 1980).
Animaux de trait et réparation des
routes rurales tertiaires
Cette technologie a été mise au
point en 1997 au Nicaragua, au Honduras et à El Salvador,
accompagnée d’un ensemble d’outils permettant
de procéder à la réparation et à l’entretien
des routes locales conformément aux principes directeurs
définis pour ce genre de routes. En 2000, un partage d’expériences
a été organisé avec Tillers International,
une organisation nord-américaine qui œuvre à
la promotion de la traction animale et utilise la même technologie,
à l’instar des populations Amish de l’Etat
du Wisconsin.
La trousse de réparation comprend une
charrue de défonçage, un engin de terrassement à
angles ajustables, une profileuse (fournie par Tillers), chariots
de déblais, un râteau, une citerne d’irrigation
et un rouleau de tassement / compactage. L’USAID a procédé
à l’évaluation de cette technologie et les
conclusions en ont confirmé la faisabilité. Par
rapport aux projets à forte intensité d’énergie
humaine, l’évaluation a produit les résultats
suivants : progression plus rapide du travail et qualité
meilleure ; facilité d’utilisation des équipements
par les ouvriers ; humanisation du travail ; des coûts plus
bas par kilomètre réparé ; coûts plus
bas de l’entretien des équipements et adaptabilité
à divers types de sols, à l’exception des
terrains rocheux et très durs. Plus récemment, la
Banque mondiale, le KFW et des agents du gouvernement japonais
sont arrivés aux mêmes conclusions.
Pour davantage d’informations, veuillez
consulter le site : http://www.relata.org.ni
C’est à Rafael Guerrero
que nous devons cette contribution.
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